vendredi 8 octobre 2010
mardi 5 octobre 2010
so long
En attendant la nuit,
je repasse dans ma mémoire
toutes ces villes - départ et destination,
que j'arpentai en mouvements pendulaires,
essentiellement solitaire.
Il (y) pleut un peu partout.
Il (y) fait froid ou chaud ou pas.
Mes pas perdus (y) résonnent moins
et j'(y) ai peu d'amis maintenant.
D'aucuns sont morts d'autres pas
mais c'est tout comme. Ma fidélité
n'était pas exemplaire. J'ai la dépendance
dilettante et le libertinage du sentiment...
Je vis en mode "pause intermittente".
Les nuits d'hôtel se succèdent aussi mornes
que les jours truffés de temps morts.
On appelle ça une existence dilatoire.
Je m'en fous.
C'est mon ersatz d'éternité.
je repasse dans ma mémoire
toutes ces villes - départ et destination,
que j'arpentai en mouvements pendulaires,
essentiellement solitaire.
Il (y) pleut un peu partout.
Il (y) fait froid ou chaud ou pas.
Mes pas perdus (y) résonnent moins
et j'(y) ai peu d'amis maintenant.
D'aucuns sont morts d'autres pas
mais c'est tout comme. Ma fidélité
n'était pas exemplaire. J'ai la dépendance
dilettante et le libertinage du sentiment...
Je vis en mode "pause intermittente".
Les nuits d'hôtel se succèdent aussi mornes
que les jours truffés de temps morts.
On appelle ça une existence dilatoire.
Je m'en fous.
C'est mon ersatz d'éternité.
SO LONG
Il y a toujours une ville, des traces de poètes
Qui ont croisé leur destinée entre ses murs
L'eau coule un peu partout, la mémoire murmure
Des noms de villes, des noms de gens, trous dans la tête.
(...)
Le temps, le temps très vieux qui prépare sa vengeance,
L'incertain bruissement de la vie qui s'écoule
Les sifflements du vent, les gouttes d'eau qui roulent
Et la chambre jaunie où notre mort s'avance.
in Poésie, de M. Houellebecq
Qui ont croisé leur destinée entre ses murs
L'eau coule un peu partout, la mémoire murmure
Des noms de villes, des noms de gens, trous dans la tête.
(...)
Le temps, le temps très vieux qui prépare sa vengeance,
L'incertain bruissement de la vie qui s'écoule
Les sifflements du vent, les gouttes d'eau qui roulent
Et la chambre jaunie où notre mort s'avance.
in Poésie, de M. Houellebecq
lundi 4 octobre 2010
J'ai revu les cahiers où je notais des choses
Sur les différentielles et la vie des mollusques
D'une écriture hachée; de longues phrases en prose
Qui n'ont guère plus de sens que des poteries étrusques.
J'ai retrouvé la gare et les lundis gelés
Où j'arrivais trop tard pour le train de sept heures;
Je marchais sur le quai, m'amusant à souffler
L'air chaud de ma poitrine. J'avais froid, j'avais peur.
Nous arrivons au monde épris de connaissance,
Et tout ce qui existe a le droit d'exister
À nos yeux. Nous pensons que chacun a sa chance.
Mais le samedi soir il faut vivre et lutter
Et déjà nous quittons les abords de l'enfance.
Nous quittons l'innocence du regard objectif,
Chaque chose a son prix qu'il faut déterminer
Les relations humaines entrelacent leurs motifs
Plus nous participons, plus nous sommes captifs;
Puis la lueur s'éteint. L'enfance est terminée.
in Poésie, de Michel Houellebecq
Sur les différentielles et la vie des mollusques
D'une écriture hachée; de longues phrases en prose
Qui n'ont guère plus de sens que des poteries étrusques.
J'ai retrouvé la gare et les lundis gelés
Où j'arrivais trop tard pour le train de sept heures;
Je marchais sur le quai, m'amusant à souffler
L'air chaud de ma poitrine. J'avais froid, j'avais peur.
Nous arrivons au monde épris de connaissance,
Et tout ce qui existe a le droit d'exister
À nos yeux. Nous pensons que chacun a sa chance.
Mais le samedi soir il faut vivre et lutter
Et déjà nous quittons les abords de l'enfance.
Nous quittons l'innocence du regard objectif,
Chaque chose a son prix qu'il faut déterminer
Les relations humaines entrelacent leurs motifs
Plus nous participons, plus nous sommes captifs;
Puis la lueur s'éteint. L'enfance est terminée.
in Poésie, de Michel Houellebecq
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