mardi 27 février 2007

Jeu de cache cache
Dans ce monde de fantaisie.
Le goût de l'épure.



Au-delà des apparences
Le poète dialogue
Avec sa muse.




Univers de lumière et de transparence
Monochromie blanche en plexiglas.
Le détourneur d'objets.



La couleur au singulier.
Trompe l'oeil de faux parchemin.
Le palais vénitien.



Rêveries entre ciel et terre.
Chambre avec vue.
Je fais un voeu de soleil.



Dans la cour,
sous les cages à rossignols
la table est dressée.



Ambiance magique.
Soieries. Cages à oiseaux.
Laque rouge.
La cérémonie du thé.



Le bonze tibétain.
Lanternes. Calligraphies.
Baguettes chinoises sur la table dressée.

Le peintre face à la toile.
Les pinceaux en poil de chèvre
Reposent sur le chiffonier asiatique.


Miroir du ciel -
lové aux pieds de la montagne
un paisible étang.



Le ruisseau -
un somptueux dragon ondulant
entre les azalées.



Prairie de lumineux bambous nains,
ponctuée d'érables flamboyants,
et de pins blancs taillés en nuages.



Cascade dans les échancrures
des hautes frondaisons de bambous -
le murmure du ruisseau.



Sentiment de quiétude -
poésie de l'éphémère,
cycle immuable de la nature.



Un pin sylvestre,
des armures de nuages gracieux et
les tiges jaunes des bambous longilignes.



Les pièges à ciel -
regard porté vers les montagnes.
Voyage délicieux.



Les pêcheurs de perles du soleil-levant -
l'amour de la mer.
Les secrets de la terre.



La beauté de l'éphémère -
la perfection des imperfections
Les fleurs carnivores du fond des mers.



La vie des pommes de terre
Une fois germées?
Un hymne à la nature.

Opale et pierre de lune.
Rencontres occasionnelles
Rendez-vous récurrents. Et les rubans?
O homem que lê
O homem que fuma
O homem que dorme

A mulher que entra
A mulher que fala
A mulher que sorri

O homem que escreve
O homem que bebe
O homem que cospe

A mulher que dança
A mulher que canta
A mulher que sonha

O céu cinzento que chora.
O relógio de parede da sala.
O casal (im)perfeito.
Os senhores do Mundo
Parecem ricos e obesos.
O sapo dourado deixou de ser.



Le 31 sur la plage.
Un feu de nuit.
Les flammes chaudes.




A cabeça do Buda.
Os teus sonhos pendurados,
No cabide de madeira.
La neige tombe.
Fenêtre salie par la suie.
Le soir est là.
Sous le feu des lampadaires
Par la fenêtre, je le vois.
Flocos brancos
Esvoaçam estonteados
Numa dança frenética com o vento.


Olhos abertos
Olhos curiosos
O menino que quer contar abaixo do zero.

Um pássaro
Rasga o horizonte branco
Desfeito em neve.
Fiapos brancos
caem do céu.
S.Pedro sacode as mantas?

samedi 24 février 2007

Dans les montagnes,
Les troupeaux de moutons paissent.
A la bergerie, l'agneau juste né.
Petit village de bois.
Un hiver comme on en rêve.
Un hiver à Zakopane.
La mariée en bleu.
Ses yeux sont embués.
Ils retiennent des p(l)eurs.
L'homme au feu
se promène dans la rue
une allumette à la main.
Autres flocons
Pour une vilaine purée grise.
Dans votre rue!
Flocons instantanés,
Pour une purée toute prête.
Dans votre assiette!
Ce soir,
On dine à Marrakech.
Il n'y neige pas.
Gros flocons
Duvet blanc qui tombe.
St Pierre plume ses oies?
Pétunias blanchis
Couverture de chaux ouatée
Radiateurs allumés
Endroit raffiné
Strictly non smoking
Verre à la main
Les verts sapins
Ploient sous l'épais manteau blanc.
Le mien est léger.

vendredi 23 février 2007

L'homme au pieu.
L'homme a faim.
L'homme au bon dieu.
Bras grands ouverts.
Dans le tunnel de la vieille gare,
Où je m'attends...

Valise rigide à la main.
Pas encore cabossée,
Puisque nouvellement achetée.

J'y porte mon savoir,
Mes livres, mes sonnets, mes haikus,
mes chaussures et mon tailleur.
Nuit noire de suie -
le train  file à grande vitesse.
Un vent glacé s'engouffre.
L'homme au feu.
L'homme au pain.
L'homme au chapeau bleu.
No sopé da montanha -
caminho longo a percorrer.
A casa das Pedras.
Dans le métro, le soir -
violon slave et tambourin accordés.
Pièce de 50 cent.
Flores airosas.
Cascatas correndo em brando borborinho.
Jardins forndosos.
Flores estioladas.
Campos carecas e despidos.
Arvores desnudadas.

jeudi 22 février 2007

Nymphéas élégants -
au coeur de l'été,
dans un jardin d'hiver.
Le ruée vers l'or.
Autrefois. Aujourd'hui,
La ruée vers le temps.
Poupée de cire.
Un petit air des années folles.
Parfums de scandale.
Exotique et éxubérant.
Léger comme une brise d'été.
Ma nostalgie à l'état pur.
Endroit raffiné.
Strictly non smoking.
Verre à la main.
Jardin planétaire.
Bleu comme une citrouille.
Rond comme la terre.
Etrange insouciance -
en talons aiguilles, soie et vieux rose.
Oubli de mes cinq sens.
Parfois femme, parfois enfant.
L'amour au creux du jour.
Le plaisir émane de toi.
Intime séduction.
Jeu de l'amour et du hasard.
Le temps suspend son vol.